[AstronomiA]
 
AstronomiA - L'astronomie pédagogique
 
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Système solaire

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Connaissances égyptiennes

 

Le développement de l'astronomie en Egypte a suivi une évolution lente et tranquille. Ces deux qualificatifs caractérisent d'ailleurs l'histoire de l'Egypte antique. Ainsi, les sciences tinrent un rôle modeste dans cette civilisation.

L'un des legs les plus importants fut sans aucun doute, l'année égyptienne. En effet, bien avant que Jules César n'instaure en 46 ACN le calendrier julien, les égyptiens avaient déjà procédé à un découpage minutieux du temps. Bien qu'au départ, l'année égyptienne ait été établie sur des bases tout à fait pratiques sans rapport avec des problèmes astronomiques, il se trouve qu'elle pouvait satisfaire les astronomes, lesquels l'adoptèrent pour leurs calculs, de Ptolémée à Copernic.

Peut en témoigner, le premier plafond astronomique découvert dans la deuxième tombe de Senmount (Louxor), grand intendant d'Amon sous le règne d'Hatchepsout (XVème siècle ACN).

La représentation des diverses manifestations du temps deviendra une décoration habituelle des tombeaux. Les savants donnaient des noms aux heures de la journée:

  • La première était "la resplendissante",
  • La sixième, "la plus haute",
  • La douzième, "le Soleil s'unit à la vie",
  • La première heure de la nuit, "la défaite des ennemis de Rê",
  • La dernière, "celle qui aperçoit Rê lumineux".

Bien qu'il soit inachevé le plafond de la tombe de Senmout peut être reconstitué. Douze cercles représentent les douze mois de l'année. Chaque cercle est divisé en 24 parties symbolisant les heures, lesquelles ne comprenaient pas de divisions équivalant à nos minutes ou à nos secondes.

Le méridien placé sur l'équateur est représenté par un triangle à la base étroite. Sur ce triangle se trouve le dieu Anuet un taureau portant sur le corps un hiéroglyphe qui signifie "Grande Ourse", l'étoile placée selon les Egyptiens au bout du méridien.

Les Egyptiens divisaient l'année en trois saisons égales:

  • Une période de 120 jours, "Chemou", atteignait sa durée de vie dans la nuit du 18 au 19 mars. Cinq jours étaient ajoutés à la fin de cette saison pour obtenir une année de 365 jours. On entrait alors dans la période la plus chaude,
  • Puis venait "akhit", l'inondation. Cette période commençait le 16 juillet. Sirius (en égyptien, "Sôpdit"), l'étoile la plus brillante, apparaissait juste avant le lever du Soleil, marquant le nouvel an. Les égyptiens considéraient la crue du Nil comme les larmes d'Isis,
  • 120 jours plus tard, dans la nuit du 14 au 15 novembre, culminait Orion, que les égyptiens nommaient Osiris, et débutait alors la saison "Perit".

La datation du plafond de Senmout a dû tenir compte de nombreux paramètres.

En effet, Orion apparaît dans la seconde partie de la représentation générale, au milieu de la scène. En face de lui, la déesse Isis se tien debout dans un navire. Saturne et Jupiter , également dans une barque, sont placés derrière Isis. Derrière eux devrait se trouver Mars, mais les seules autres planètes représentées sont Mercure et Vénus, cette dernière sous la forme d'un oiseau.

Ainsi, il fallut considérer une date où Mars n'apparaissait pas aux Egyptiens, dans une nuit du 14 au 15 novembre, puisqu'Orion culminait. Il fallut également tenir compte d'une année ou Senmout était en vie. Les experts dateraient le plafond de l'an 1463 avant notre ère.

Ce plafond nous permet de situer l'astronomie égyptienne: ils avaient déjà réussi à observer Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne.

 

Un autre leg important des Egyptiens aux astronomes fut repris par les astrologues. Il s'agit des décans. Les astronomes vont toutefois les oublier. Pour connaître les heures nocturnes, ils préféreront l'astrolabe ou le nocturlabe et choisiront la ronde des étoiles autour de l'étoile Polaire comme horloge stellaire. Cet abandon est consécutif à un défaut des décans, ils vagabondent à travers le calendrier à cause de la précession des équinoxes.

 

C. Desroches Noblecourt, dans son CD-Rom consacré à Toutankhamon, explique comment les égyptiens avaient formalisé le big-bang.

"Ce n'est sans doute pas par hasard que le roi, faussement considéré comme hérétique, avait choisi le site de Moyenne-Egypte pour édifier sa ville de réformateur. En fait Hermopolis était située dans la province où furent rédigés les fameux Textes des Sarcophages , succédant à ceux des Pyramides.

Ce n'est pas près d'Héliopolis, la ville du Soleil, qu'Akhénaton se plut à fonder sa capitale, mais bien plutôt dans les parages d'Hermopolis, la Khéménou antique, où le collège des savants s'efforçait de percer l'origine même du monde.

Ainsi, selon leurs recherches, ils avaient établi qu'avant l'apparition du soleil devait exister une sorte de chaos aquatique: la "soupe initiale", où nulle lumière ne pénétrait. Dans ce noir absolu, des germes mâles et femelles flottaient confusément. Puis avait dû advenir l'instant où les quatre principes mâles se regroupèrent pour former un cinquième, les principes femelles firent de même, et un jour l'union de ces deux entités créa l'étincelle qui fit surgir le Soleil hors du chaos: ce fut le big-bang! L'enfant solaire apparut sur la première motte de terre, issue de l'océan primordial et en vint à créer tout ce qui existe et qui n'est en fait que ses expressions agissantes."

 

 

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