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Les taches solaires sont des zones relativement sombres, au rayonnement mois intense Leur température est inférieure de 2000° c par rapport au reste de la photosphère. Mais si nous pouvions prélever une tache solaire et la placer dans l'espace, elle émettrait autant de lumière que la Pleine Lune. Les taches solaires sont centrées sur les champs magnétiques les plus intenses du Soleil et apparaissent régulièrement à la surface, tous les 11 ans.
Le soleil n'est pas un corps solide, mais une sphère de gaz brûlant. En pivotant sur son axe, l'équateur tourne plus rapidement que les pôles, ce qui entraîne des oscillations des lignes de force du champ magnétique, qui finissent par traverser la photosphère et produire des taches. Le soleil n'est jamais au repos, et de violentes éruptions se produisent, libérant une grande quantité d'énergie, au plus fort d'un cycle de taches.
Un peu d'histoire:
A la mi-septembre 1611, Galilée apprend qu'un peintre, Domenico Crespi, a observé des taches sur le Soleil. Ce dernier pense qu'elles se forment au centre de l'astre puis cheminent à sa surface en spirales. Par ailleurs, l'astronome et mathématicien Christoph Scheiner observe à Ingolstadt, ces mêmes taches; il pense qu'elles n'appartiennent pas réellement à l'astre, mais s'expliquent par les passages de petits corps célestes entre le Soleil et l'observateur. Il publie ses "Lettres sur les taches du Soleil" à la fin 1611.
En janvier 1612, Welser, riche amateur qui a financé la publication des Lettres, envoie un exemplaire à Galilée et lui demande son avis. En voyage, ce dernier ne reçoit pas cet envoi mais apprend l'existence de l'opuscule. Il faut une deuxième lettre de Welser pour qu'en mars 1612, Galilée lui donne son opinion: les taches appartiennent au Soleil. Il revendique la paternité dix-huit mois plus tôt de l'observation des taches solaires. On peut en douter car il ne donnera jamais le nom des témoins dont il prétendait disposer.
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