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Vingt ans après la première mission de son aïeul Copernicus, l'observatoire orbital Fuse voit enfin le jour. Ce satellite révolutionnaire, lancé le 24 juin 1999 aux Etats-Unis, doit permettre de fournir quelques clés sur l'origine et l'histoire des éléments chimiques qui composent l'Univers.
Construit par l'Université Johns Hopkins, en collaboration avec l'Agence spatiale canadienne et le Centre national d'études spatiales français, Fuse a pour objectif d'observer l'Univers dans l'ultraviolet lointain, de 905 à 1185 angströms (90,5 à 118,5 nm). Cette fenêtre, inaccessible par les télescopes actuels comme Hubble, se révèle très riche en raies d'absorption. Elle permet donc de mesurer avec précision les constituants chimiques de l'Univers.
Grâce à Fuse, les astronomes pourront mesurer l'abondance du deutérium dans différents milieux comme le Halo galactique, les bras spiraux et les nébuleuses planétaires. Ils découvriront alors peut-être pourquoi cette valeur varie dans la Voie Lactée. Le satellite s'intéressera également au carbone, à l'azote, à l'oxygène ou encore au silicium.
Long de 5,5 mètres pour 1 360 kg, il comprend deux parties : le vaisseau spatial, qui contient tous les systèmes d'alimentation et de pointage, et l'instrument scientifique, lequel contient en fait quatre miroirs qui permettent de focaliser la lumière sur le spectrographe.
N.B.: FUSE: Far Ultraviolet Spectroscopic Explorer
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