|
De nombreuses interprétations concernant les météores ont été échafaudées au long des siècles.
Les textes de nombreux auteurs anciens, tels Anaxagore de Clazomènes, Aristote, ou Pline l'Ancien (Histoire Naturelle) ont essayé d'éclairer le monde antique sur l'origine des météores, chacun ayant sa propre vision de l'univers et des lois qui le régissent.
L'ignorance de l'origine des météores n'a cependant pas empêché d'autres hommes de forger le fer des météorites, réalisant de la sorte des armes ou des bijoux précieux.
La chute de la météorite d'Ensisheim, en Alsace, en 1492, constitue la première chute de météorite sur laquelle une importante documentation est disponible. Les nombreuses illustrations, ainsi que les témoignages recueillis, s'ils ne firent pas beaucoup progresser les connaissances, offrirent des informations précieuses quant à l'arrivée sur terre de cette météorite de 127 kg. De nombreux écrits relatent l'événement: en 1492, la Feuille de Sébastien Brant, dont le texte écrit en latin et en allemand prend la forme d'un éditorial politique, et la Chronique de Lucerne de Diebold Schilling, rédigée en 1513.
Diverses tentatives d'interprétation se succéderont après la chute d'Ensisheim. Remaniant quelque peu les idées d'Aristote, certains auteurs du XVIème et XVIIème siècles, tel Gesner et Descartes, entrevoient des liens entre les météores, les étoiles filantes et la foudre.
Le XVIIIème siècle constitue une période de rejet des théories énoncées jusque là, et notamment un refus unanime d'une origine céleste, ou même simplement atmosphérique des météorites. Elles seront dès lors considérées comme de simples pierres frappées au sol par la foudre.
|