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Tout contact a été perdu jeudi (23 septembre 1999) avec la sonde Mars Climate Orbiter (MCO) supposée étudier la répartition de l'eau dans l'atmosphère de la planète rouge, un coup sévère pour la NASA qui craint que le vaisseau spatial ne se soit écrasé sur l'astre.
A l'issue d'un voyage parfait de neuf mois et de plus de 670 millions de kilomètres, MCO avait mis à feu automatiquement jeudi à 01H50 heure de Californie (08H50 GMT) son principal moteur pour se placer en orbite autour de Mars.
La manoeuvre a bien été enregistrée et les communications ont été perdues, comme prévu, lorsque la sonde est passée derrière la planète. Mais au moment où elle devait entrer à nouveau en contact avec la salle de contrôle du Jet Propulsion Laboratory (JPL) à Pasadena (Californie), MCO est restée silencieuse.
Quelques heures plus tard, l'un des responsables de la mission, Richard Cook, reconnaissait au cours d'une conférence de presse qu'une "importante erreur de navigation s'était produite".
Selon lui, lorsque la sonde a survolé Mars au plus près, elle se trouvait à une altitude de 60 km, "soit 25 km plus bas que ce que nous considérons comme l'altitude minimale acceptable pour que le vaisseau puisse survivre".
"Toutefois, étant donné que rien n'est sûr, nous continuons à tenter d'acquérir un signal du vaisseau", a ajouté Richard Cook.
Sa perte, a souligné au cours de la conférence de presse un autre scientifique de la NASA, Carl Pilcher, serait un événement "très sérieux mais pas catastrophique pour le programme (martien) dans son ensemble".
En effet, a-t-il dit, "les missions sont prévues pour être complémentaires et aussi indépendantes que possible". Ainsi, MCO devait servir de relais à la sonde Mars Polar Lander qui doit se poser sur la planète en décembre mais cette dernière pourra également transmettre ses données directement vers la Terre ou se servir de Mars Global Surveyor (MGS), déjà sur orbite autour de l'astre.
D'autre part, de futures missions pourront être configurées pour fournir les informations que devait recueillir MCO, notamment sur la répartition de l'eau dans l'atmosphère. Si Mars Climate Orbiter a disparu, a-t-il dit, "cela représentera un retard mais pas une perte pour la science".
L'arrivée de Mars Climate Orbiter autour de la planète rouge devait marquer la reprise de l'exploration martienne deux ans après la mission triomphale de Mars Pathfinder et de son petit robot Sojourner en 1997, puis le succès de MGS.
La sonde devait en effet étudier la répartition de l'eau dans l'atmosphère et observer la surface de la planète pour y suivre les variations météorologiques saisonnières de mars 2000 à janvier 2002, soit une année martienne (687 de nos jours terriens).
Elle est suivie par Mars Polar Lander, qui doit pour sa part rechercher la présence d'eau sous la surface de l'astre. Cette mission est double avec un vaisseau qui se posera en douceur le 3 décembre et Deep Space 2, deux mini-sondes qui seront lâchées en altitude et iront se ficher à une profondeur d'un mètre.
Les ingénieurs du JPL espèrent avoir d'ici là compris les raisons du silence de MCO, dont la mésaventure rappelle singulièrement la perte mystérieuse de toute communication avec la sonde américaine Mars Observer en 1993 alors qu'elle arivait au-dessus de la planète rouge.
Sources: Yahoo (AFP) - http://fr.news.yahoo.com/990923/2/6fir.html
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